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Assurance et crédit immobilier : les stratégies pour réduire ses mensualités !


Publié le 31 juillet 2022

La demande d’un crédit immobilier est toujours assortie d’une assurance emprunteur. Pour mémoire, cette couverture non obligatoire est précieuse pendant la durée du prêt. En cas d’accident, d’arrêt maladie, de handicap et même de décès de l’emprunteur, elle s’enclenche pour rembourser tout ou partie des mensualités du crédit.

Près de 8 fois sur 10, cette protection est souscrite auprès de l’établissement prêteur. Lors de l’offre de crédit, le banquier associe systématiquement un contrat collectif d’assurance provenant de sa filiale assurance. Bien que simple et rapide, cette solution « clés en main » n’est pourtant pas unique. La loi Lagarde de 2010 autorise la délégation d’assurance, soit la faculté pour un emprunteur de choisir son contrat chez un assureur extérieur à la banque.

 

Or, cette protection individuelle peut se révéler plus compétitive en termes de tarifs. « Grâce à la délégation d’assurance, on parvient souvent à diviser par deux et parfois même par trois la prime d’assurance initialement proposée par la banque. Ce gain n’est pas neutre et peut générer jusqu’à 50 000 euros d’économies sur un crédit de 25 ans », affirme Toufik Gozim, président fondateur d’Assurly.

Ne pas s’assurer à 100 %

Cette parade est salvatrice car « cette dépense n’est pas neutre dans un budget. Elle représente 20 % à 30 % du coût total d’un emprunt », indique Astrid Cousin, porte-parole du courtier Magnolia. Autre élément en faveur de l’option de la délégation : elle permet d’obtenir un taux annuel effectif global (TAEG) inférieur au taux d’usure qui est exceptionnellement bas.

« Ce niveau faible du taux d’usure handicape notamment les jeunes dotés de petits revenus qui se voient proposer par les banques des taux d’intérêt élevés. Résultat, en cumulant le taux nominal, le coût de l’assurance, les frais de garantie et de dossier, le TAEG atteint vite, voire dépasse, le taux d’usure. Ce qui rend le financement impossible », assure Antoine Meeschaert, directeur de Meilleurtaux Lille. D’où l’intérêt d’opter pour la couverture individuelle la moins onéreuse.

 

Une autre parade pour maîtriser le coût de l’assurance consiste, lorsque l’on emprunte à deux, à ne pas s’assurer à 100 % sur chaque tête, mais à opter pour une couverture à 50 %. Ce scénario a pour effet d’abaisser le TAEG. Le courtier Empruntis indique que pour un emprunt de 200 000 euros sur 240 mois au taux de 1,55 %, s’assurer à 100 % sur deux têtes donne un TAEG de 2,23 %. Ce dernier passe à 1,90 % avec 50 % sur chaque tête.

Mais, attention, dans ce dernier cas, la protection est partielle. Autrement dit, si l’un des titulaires du crédit a un pépin de santé et ne peut plus rembourser, l’assureur indemnisera seulement à hauteur de la moitié de la mensualité. « Ce scénario où la quotité est de 50-50 est envisageable pour deux personnes ayant des revenus équivalents. Toutefois, elle peut être à géométrie variable à 80-20, 70-30 et même 60-40 dès lors que l’un gagne plus que l’autre », précise Ludovic Huzieux, cofondateur d’Artemis Courtage.

 

LE MONDE - Par Laurence Boccara - Publié le 27 Juillet 2022

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