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Combien y a-t-il de résidences secondaires dans votre commune?

PAR B. G. (BGUGLIELMI@NICEMATIN.FR) Mis à jour le 23/05/2018 à 07:45 Publié le 23/05/2018 à 07:50
AZUR METROPOLE IMMOBILIER - NICE - ROQUEBRUNE CAP MARTIN - JUILLET 2018- RESIDENCE SECONDAIRE COTE D AZUR 2018 - JULY 2018 - FRENCH RIVIERA SECONDARY HOME

A Nice, un logement sur huit est une résidence secondaire. Un taux parmi les plus faibles de la Côte d'Azur.

Les maires peuvent souffler. Tandis que le gouvernement promet la fin de la taxe d'habitation dans trois ans "au plus tard", le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a indiqué dimanche qu'elle devrait être maintenue sur les résidences secondaires.

"Si vous avez la chance d'avoir une résidence secondaire, tant mieux pour vous. Mais je ne vois pas comment on pourrait justifier qu'on supprime la taxe d'habitation sur la résidence secondaire", a-t-il justifiélors de l'émission "Le Grand Rendez-vous" Europe 1-Les Echos-CNEWS.

 

Cet impôt local, qualifié d'"injuste" par l'exécutif, représente un tiers des ressources fiscales des communes. Ce manque à gagner, l'exécutif a promis de le compenser "à l'euro près", tout en restant flou pour l'instant sur les modalités exactes.

L'annonce du locataire de Bercy promet d'avoir des répercussions importantes sur la Côte d'Azur, terre par excellence de résidences secondaires.

UN LOGEMENT SUR QUATRE!

En France, la proportion de résidences secondaires représente moins d'un logement sur dix (9,5% selon l'Insee). Dans les Alpes-Maritimes, c'est quasiment un logement sur quatre (24,2%).

Quand on sait que la loi permet une majoration de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pouvant atteindre 60% (surtaxe notamment appliquée à Nice dès l'année prochaine), on saisit mieux encore l'importance de l'annonce de Bruno Le Maire pour les finances des collectivités azuréennes.

Où sont situées les résidences secondaires? Quelles communes vont le plus bénéficier de l'annonce du ministre?

Dans les Alpes-Maritimes, c'est surtout les communes de haute montagne qui vont profiter de la mesure. En tête du classement, on retrouve en effet quatre stations de sports d'hiver: Isola, Roubion, Saint-Etienne-de-Tinée et Péone.

Dans les villes les plus peuplées du département, le taux de résidences secondaires est très fluctuant: même pas 13% à Nice, moitié moins à Grasse, mais plus de 32% à Antibes, de 38% à Mandelieu, de 42% à Cannes et de 43% à Menton.

Commune Nombre de logements Nombre de résidences secondaires Pourcentage de résidences secondaires
Isola 3413 2981 87,34
Roubion 397 324 81,61
Saint-Étienne-de-Tinée 4237 3401 80,27
Péone 2559 2006 78,39
Saint-Martin-d'Entraunes 251 191 76,10
Théoule-sur-Mer 3371 2555 75,79
Valdeblore 1879 1341 71,37
Beuil 1143 793 69,38
Entraunes 203 139 68,47
Villeneuve-d'Entraunes 136 87 63,97
La Brigue 1000 637 63,70
Guillaumes 1206 767 63,60
Gréolières 845 521 61,66
Andon 739 455 61,57
Sallagriffon 83 51 61,45
Saint-Jean-Cap-Ferrat 2037 1235 60,63
Gars 114 69 60,53
Saint-Auban 335 202 60,30
Saorge 603 361 59,87
Moulinet 430 257 59,77
Valderoure 543 318 58,56
Saint-Martin-Vésubie 2241 1311 58,50
Fontan 441 257 58,28
Caussols 294 171 58,16
Saint-Dalmas-le-Selvage 179 103 57,54
Belvédère 1042 591 56,72
Briançonnet 301 170 56,48
Ascros 223 125 56,05
Lieuche 37 20 54,05
Caille 471 252 53,50
La Croix-sur-Roudoule 135 70 51,85
Sigale 233 117 50,21
Séranon 502 250 49,80
La Roque-en-Provence 85 42 49,41
Sauze 110 54 49,09
Le Mas 202 99 49,01
Conségudes 129 63 48,84
Clans 574 280 48,78
Châteauneuf-d'Entraunes 78 38 48,72
Aiglun 109 53 48,62
Roquebrune-Cap-Martin 13454 6383 47,44
La Bollène-Vésubie 652 309 47,39
Villefranche-sur-Mer 5258 2467 46,92
Rigaud 207 96 46,38
Thiéry 96 44 45,83
Tourette-du-Château 132 59 44,70
Cuébris 119 53 44,54
Massoins 146 65 44,52
Èze 2143 946 44,14
Collongues 91 40 43,96
Les Ferres 101 44 43,56
Roure 210 91 43,33
Menton 28203 12170 43,15
Tende 2202 947 43,01
Bouyon 363 155 42,70
Cannes 71546 30389 42,47
Saint-Léger 71 30 42,25
Toudon 278 115 41,37
Beaulieu-sur-Mer 3753 1525 40,63
Daluis 133 54 40,60
Puget-Rostang 101 41 40,59
Pierrefeu 230 93 40,43
Pierlas 93 37 39,78
La Penne 241 95 39,42
Lucéram 1099 431 39,22
Saint-Sauveur-sur-Tinée 330 127 38,48
Villeneuve-Loubet 11842 4557 38,48
Mandelieu-la-Napoule 20957 8063 38,47
Rimplas 133 48 36,09
Tournefort 95 34 35,79
Breil-sur-Roya 2026 700 34,55
Saint-Antonin 96 33 34,38
Cap-d'Ail 3726 1272 34,14
Coursegoules 366 123 33,61
Peille 1566 525 33,52
Utelle 735 246 33,47
Antibes 61413 19941 32,47
La Tour 383 124 32,38
Beausoleil 9225 2944 31,91
Auvare 38 12 31,58
Les Mujouls 32 10 31,25
Lantosque 1114 342 30,70
Amirat 56 17 30,36
Villars-sur-Var 510 154 30,20
Vallauris 19582 5837 29,81
Ilonse 125 37 29,60
Cipières 303 89 29,37
La Turbie 2019 590 29,22
Courmes 87 25 28,74
Marie 105 30 28,57
Venanson 296 83 28,04
Coaraze 532 149 28,01
Roquestéron 401 110 27,43
Roquebillière 1180 320 27,12
Malaussène 198 53 26,77
Tourrettes-sur-Loup 2594 686 26,45
Bézaudun-les-Alpes 172 44 25,58
Sospel 2302 573 24,89
Revest-les-Roches 131 32 24,43
Saint-Paul-de-Vence 2059 501 24,33
Gourdon 257 61 23,74
Cabris 909 210 23,10
Duranus 91 21 23,08
Sainte-Agnès 745 163 21,88
Castellar 601 131 21,80
Touët-sur-Var 383 82 21,41
Châteauneuf-Grasse 1757 372 21,17
Bairols 86 18 20,93
Spéracèdes 783 162 20,69
Castillon 223 46 20,63
Saint-Vallier-de-Thiey 1925 369 19,17
Le Broc 772 147 19,04
Touët-de-l'Escarène 188 35 18,62
Opio 1174 213 18,14
Gorbio 707 128 18,10
Berre-les-Alpes 777 137 17,63
Roquefort-les-Pins 3179 541 17,02
Mougins 10381 1766 17,01
Saint-Cézaire-sur-Siagne 2117 354 16,72
Cagnes-sur-Mer 30357 5050 16,64
Bonson 385 63 16,36
Vence 11289 1841 16,31
Gilette 823 118 14,34
Le Cannet 26116 3724 14,26
Escragnolles 336 46 13,69
Puget-Théniers 1049 142 13,54
Saint-Jeannet 1866 242 12,97
Nice 226720 29298 12,92
Le Rouret 1938 244 12,59
Bendejun 487 59 12,11
Le Bar-sur-Loup 1490 179 12,01
La Colle-sur-Loup 3801 455 11,97
Auribeau-sur-Siagne 1530 179 11,70
Saint-Laurent-du-Var 17452 1996 11,44
Biot 5091 575 11,29
Le Tignet 1501 158 10,53
Peillon 763 80 10,48
Châteauneuf-Villevieille 431 44 10,21
Levens 2304 228 9,90
Mouans-Sartoux 4801 474 9,87
Peymeinade 4431 391 8,82
L'Escarène 1164 99 8,51
Valbonne 6616 562 8,49
Castagniers 704 54 7,67
Gattières 1870 131 7,01
Grasse 25742 1777 6,90
La Roquette-sur-Var 446 30 6,73
La Gaude 2832 188 6,64
Saint-Blaise 440 28 6,36
Contes 3191 173 5,42
Falicon 873 44 5,04
Pégomas 3439 169 4,91
Colomars 1435 69 4,81
Cantaron 611 29 4,75
Aspremont 982 46 4,68
La Roquette-sur-Siagne 2437 113 4,64
Carros 4915 219 4,46
Blausasc 654 29 4,43
Saint-Martin-du-Var 1251 44 3,52
Tourrette-Levens 2059 69 3,35
La Trinité 4582 108 2,36
Saint-André-de-la-Roche 2406 47 1,95
Drap 1689 27 1,60
Alpes-Maritimes 752915 182464 24,23
 

Immobilier : la hausse des prix est générale en Europe

Si les prix parisiens sont une exception, les marchés immobiliers évoluent de concert en Europe. Seuls les villes de Prague et Stockholm sont orientées à la baisse.

 


L’hôtel de la Marine avec, en fond, la basilique du Sacré-Cœur, à Paris, en mars 2015.

La hausse des prix observée en France n’est pas une exception en Europe, montre une étude réalisée par ERA. Créé en 1971 aux Etats-Unis, ce réseau compte 2 300 agences dans 35 pays, dont 14 en Europe.

Le climat reste favorable à l’immobilier résidentiel en Europe, estiment les auteurs de l’étude, qui ont ausculté onze pays du Vieux Continent, sous l’angle des prix du mètre carré, des taux d’intérêt des emprunts immobiliers, du pourcentage de propriétaires dans la population, etc.

Premier constat, la flambée des prix dans les capitales européennes n’est pas terminée. Les prix demeurent orientés à la hausse dans 8 des 11 villes étudiées (Paris, Berlin, Lisbonne, Vienne, Bruxelles, Sofia, Luxembourg et Amsterdam). Seules Prague (République tchèque) et Stockholm (Suède) baissent, tandis que Bern (Suisse) stagne. A noter : Londres, Rome et Madrid ne figurent pas dans l’étude.

« LE NIVEAU HISTORIQUEMENT BAS DES TAUX DE CRÉDIT IMMOBILIER N’EST ÉVIDEMMENT PAS UNE EXCEPTION FRANÇAISE »

En hausse de 8,4 % sur un an, à 8 716 euros à la fin de 2017, le prix moyen du mètre carré observé à Paris par ERA atteint des hauteurs que seule Stockholm connaît (8 378 euros). La situation de la capitale française est donc une exception à l’échelle européenne. En revanche, dès que l’on s’intéresse aux prix au mètre carré au niveau national, la France rentre dans le rang. A 2 550 euros le mètre carré, elle est devancée par le Luxembourg (4 800 euros) et la Suède (3 280 euros).

Le prix moyen d’achat au niveau national entre 2016 et 2017 a augmenté dans tous les pays étudiés sans exception. « Le niveau historiquement bas des taux de crédit immobilier n’est évidemment pas une exception française. Il résulte de politiques gouvernementales assez identiques, en matière économique, budgétaire et monétaire. Du coup, partout, il se crée un climat favorable au marché résidentiel », écrivent les auteurs de l’étude.

Toutefois, la notion de taux bas peut varier d’un pays à l’autre. En Bulgarie, il se traduit par un taux moyen de 4,1 % sur une durée de vingt à vingt-cinq ans. Comme la France, la Belgique et la République tchèque anticipent une remontée progressive du taux des crédits immobiliers en 2018. En revanche, les taux devraient rester stables en Autriche, au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Suisse.
LE MONDE | 14.05.2018 à 13h15 • Mis à jour le 14.05.2018 à 13h57 |Par Jérôme Porier
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Immobilier ancien : en province, presque un acheteur sur cinq a plus de 60 ans

La proportion des acquéreurs de logements anciens de 60 ans et plus est passée de 13 % à 17,8 % en dix ans.

 


La hausse des acquéreurs de 60 ans et plus s’explique principalement par le vieillissement de la population.

Dans le détail, cette hausse a été plus prononcée sur le marché des appartements anciens où les seniors ont représenté 21,6 % des acquéreurs en 2017, contre 15,4 % en 2007. Sur le marché des maisons anciennes, leur part est passée de 11,4 % à 15,8 %.

« Cette hausse des acquéreurs de 60 ans et plus est à relier au vieillissement de la population. Avec l’allongement de la durée de vie et l’avancée en âge des générations du baby-boom, le vieillissement de la population française se poursuit », analysent les notaires.

Baisse du nombre de jeunes acquéreurs

Les habitants âgés d’au moins 60 ans en province représentent ainsi 26,9 % de la population en 2017, soit une progression de 4,3 points en dix ans. En revanche, la proportion des acquéreurs de moins de 40 ans est moins importante en 2017 qu’en 2007 : -1,5 point pour les moins de 30 ans et -2,8 points pour les 30 à 39 ans. Après avoir progressé jusqu’en 2009 pour atteindre19,2 %, la part des moins de 30 ans oscille entre 16 % et 17 % depuis 2014.

Lire aussi :   Premiers signes de ralentissement sur le marché immobilier

Cette baisse a davantage touché le marché des appartements anciens. Dans l’individuel, les moins de 30 ans représentent 15,2 % des acquéreurs, aussi bien en 2017 qu’en 2007. La part des acquéreurs de 30 à 39 ans a principalement baissé dans les années 2011 et 2012. Depuis 2013, leur part varie entre 27 % et 28 %.

A l’instar des moins de 30 ans, elle a davantage baissé dans le collectif que dans l’individuel. En 2017, les 30 à 39 ans ont acheté 22,5 % des appartements anciens et 30,5 % des maisons anciennes.

LE MONDE | 25.04.2018 à 14h04 • Mis à jour le 25.04.2018 à 14h51 |Par Jérôme Porier
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Spécial Mipim : se loger en France en 2030

  

(Crédits : DR)
Promoteurs, urbanistes et chercheurs préparent déjà la ville de demain sans attendre d'être dos au mur. Face au choc démographique annoncé, dans une France qui se « métropolise » à grande vitesse, il est urgent pour les acteurs de l'immobilier de préparer l'avenir. Plus dense mais aussi plus intelligente, la ville devra offrir plus de services à ses habitants.

Près de 70 millions d'habitants en 2030, plus de 74 à horizon 2050 ! Selon l'Insee, la population française est en pleine croissance, et ce n'est pas près de s'arrêter. Le Mipim 2018 (Marché international des professionnels de l'immobilier), qui se déroulera du 13 au 16 mars au Palais des festivals, à Cannes, s'interroge d'ailleurs cette année sur « la vie urbaine en 2030 ou 2050 » et à ce que seront « les meilleures stratégies pour construire les villes dans un monde globalisé ». Entre la métropolisation qui s'impose comme une lame de fond dans tous les pays, le vieillissement d'une classe d'âge qui entend bien rester chez elle le plus longtemps possible, les révolutions énergétiques et numériques, qui bouleversent le monde du travail, des transports et des loisirs, les défis et les chantiers des promoteurs et des urbanistes sont immenses.

Alors que le projet de loi Évolution du logement et aménagement numérique (Élan), qui sera présenté fin mars en Conseil des ministres, promet de s'attaquer à la simplification des normes pour libérer du foncier et produire plus de logements et, en même temps, favoriser plus de mixité sociale, la question se pose : comment va-t-on loger les Français dans les douze à trente-deux ans qui nous séparent de 2030-2050 ?

90% des Français en ville en 2050 !

Beaucoup d'acteurs du logement sont plus que dubitatifs sur la portée du texte gouvernemental pour répondre à ce défi. À l'image de François Cusin, professeur en aménagement de l'espace et en urbanisme à l'université Paris-Dauphine :

« Il faut certes une impulsion de l'État pour le logement, mais ce qui fera la différence, c'est une meilleure territorialisation des politiques de logement. Le nerf de la guerre est le renforcement entre cette impulsion nationale et les politiques locales. Les modifications fréquentes du cadre législatif ne favorisent pas, il est vrai, l'action dans la durée des élus locaux. »

D'autres encore, comme Laurent Tirot, directeur général du logement chez Bouygues Immobilier, laisse au ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, et à son secrétaire d'État, Julien Denormandie, le bénéfice du doute :

« Le gouvernement doit aller vers une libération du foncier public ou semi-public. Cela permettra d'éviter sa raréfaction. Moins on sera dans la spéculation, plus on pourra maîtriser le coût du foncier. De même, il a annoncé un moratoire sur les normes pour simplifier. Cette démarche nous convient. On passe d'une obligation de moyens à une obligation de résultat. »

Sachant que 80% des Français métropolitains vivent en ville, et qu'ils seront sans doute plus de 90% en 2050, doit-on encore étaler les territoires urbains pour répondre à la demande croissante ? La majorité des promoteurs jugent que c'est inutile : les espaces ne manquent pas, pour densifier l'habitat, même dans les grandes métropoles.

Arnaud Monnet, directeur général d'Horizon AM, estime que, « au lieu de s'étaler toujours plus et d'avoir des périphéries de périphéries, il vaut mieux discuter avec les grandes villes qui ont toujours des actifs inutiles et des "dents creuses". C'est toujours mieux d'optimiser l'existant que de construire au fin fond des territoires. »

Bref, il faut apprendre à construire la ville sur la ville.

Le rez-de-chaussée et le toit, les nouveaux mètres carrés

Sur la même ligne, le directeur des grands projets urbains de Kaufman & Broad, JeanRaphaël Nicolini, plaide pour la récupération de tous les mètres carrés disponibles:

« Le rez-de-chaussée, les paliers aux étages, qu'il s'agisse de l'espace au sol jusqu'au toit, tous les espaces peuvent être mutualisés ou ouverts à tous les publics. »

Vision partagée par beaucoup, comme Olivier Colcombet, président du réseau immobilier OptimHome :

« Nous allons connaître un bouleversement des pieds d'immeuble. Avec le désir d'avoir tout, tout de suite, des produits de première nécessité, comme la brosse à dents, seront conçus sous nos yeux par des imprimantes 3D. »

Même les balcons, si peu utiles en cet hiver rigoureux, vont servir par tous les temps selon ce spécialiste : « Je parie beaucoup sur les livraisons par drones. »

Tous les acteurs plaident, en réalité, pour la mixité des usages, où le travail cohabitera, dans une proximité presque immédiate, avec le logement. Sofiane Chikh, le directeur des innovations dans la ville d'Eiffage Immobilier et Aménagement, considère ainsi que « le logement de 2030, c'est celui que l'on conçoit maintenant, et cela est encore plus vrai sur nos opérations d'aménagement ».

Le constructeur détient déjà un démonstrateur industriel de la ville durable, dans le XVe arrondissement de Marseille, qui pourrait faire office d'exemple :

« Nous proposons une conciergerie urbaine inédite : elle accueille du pop-up store [des boutiques éphémères, ndlr], des espaces bien-être, mais aussi du coworking qui permet d'hybrider le travail en le rapprochant du logement. »

Le « coliving », c'est tendance !

De nouvelles façons de penser le bien immobilier sont ainsi en train d'apparaître : par exemple, le studio partagé, « bien commun de la copropriété que chacun peut louer sur une courte durée pour accueillir famille ou amis » et la pièce nomade :

« Dans le mode constructif de nos appartements, nous intégrons la possibilité de le réduire ou de l'agrandir d'une pièce, en suivant l'évolution de la famille. »

Même Foncière des Régions, qui ne fabrique pas de logements en France, considère les quartiers de demain comme devant « regrouper les différentes fonctions urbaines dans une logique de mixité plus grande qu'avant : on réfléchit pour créer des synergies. Nous avons un véritable enjeu à simplifier les interactions entre nos métiers, nos produits et les usages », explique son directeur général délégué, Olivier Estève.

Autre tendance qui émerge : le coliving, ou littéralement le fait de partager un habitat, selon trois échelles : intime - le lit, la salle de bains, les toilettes et la cuisine sans voir personne -, intermédiaire - le partage d'une cuisine commune avec dix à quinze « coliveurs » - et publique - espaces communs : une salle de sport ou d'autres services encore. C'est la grande mode du moment, pour les plus jeunes générations, alors que la flambée des prix dans les grandes villes exclut les jeunes de l'accès à de grands logements.

Des parkings, pour quoi faire ?

Autre question cruciale : y aura-t-il encore des espaces de stationnement dans les sous-sols résidentiels ou au pied des immeubles dans douze ou trente-deux ans, quand les véhicules intelligents et partagés déferleront sur les routes ?

« Demain, un Uber électrique et autonome, avec un coût drastiquement réduit, sera compétitif avec les transports en commun et les véhicules personnels. Les parkings n'auront plus le même sens ni le même fonctionnement. On en aura besoin, mais pas dans la même logique », croit savoir Diego Harari, directeur du développement durable et de l'innovation chez Vinci Immobilier.

Chez Eiffage Immobilier et Aménagement, le tournant a déjà été pris :

« Nous réalisons moins d'infrastructures de parking, mais nous les optimisons. Nous ne vendons plus à nos utilisateurs une place attribuée, mais une garantie d'usage. De même, nous y associons le droit d'usage d'une voiture avec une flotte en autopartage. »

L'IA et les IoT, deux réponses au vieillissement

Il n'empêche, avec toutes ces avancées prometteuses qui s'invitent chaque jour davantage dans notre quotidien, il ne faudrait pas oublier les personnes âgées, voire très âgées, qui représentent et représenteront plus d'un tiers des résidents à loger. Rien que les papy-boomers auront en effet 85 ans en 2030 ! Sur ce point, l'unanimité est de rigueur. David Laurent, directeur général immobilier d'entreprise et grands projets urbains chez Kaufman & Broad, rappelle que « les seniors d'aujourd'hui ont la volonté de rester autonomes et en bonne santé chez eux, tout en profitant d'une panoplie de services à la carte ». Idem chez Bouygues Immobilier qui dit permettre à tout résident de vivre dans « un logement connecté et intelligent, afin que les services viennent à lui tout en restant à domicile ».

Avec l'allongement de l'espérance de vie et le maintien en bonne santé grâce aux progrès de la médecine, l'immeuble de demain devra conjuguer résidentiel classique et centre de soins de proximité, en témoigne l'universitaire François Cusin :

« Le vieillissement de la population accroît les besoins de services à la personne et pose la question de l'adaptation du logement, car l'immense majorité des Français souhaite vieillir à domicile ».

De même, le professionnel d'AM Horizon pronostique :

« les seniors autonomes souhaiteront vivre dans du logement avec soins à domicile et services dans l'îlot avant même la résidence médicalisée. »

L'intelligence artificielle risque en outre de s'inviter dans les objets connectés au service des seniors, anticipant les actes médicaux, comme le prévoit Vinci Immobilier :

« Nous travaillons avec des startups, qui captent des données et regardent si des comportements sont anormaux. Par exemple, si la lumière n'est pas allumée à l'heure habituelle, cela peut être synonyme de chute voire de malaise, et l'application pourra prévenir les proches. »

Le logement, déjà 28% du budget des ménages

Seul le représentant d'OptimHome, qui répertorie sur son site de nombreuses annonces immobilières, modère un tel optimisme :

« Les livraisons de logements adaptés aux besoins des personnes âgées ne sont pas suffisantes. Elles vont avoir besoin d'équipements spécifiques et d'un suivi dédié par des spécialistes. »

La présidente de la Fabrique de la Cité, Cécile Maisonneuve, va plus loin et estime qu'avec la progression constante des aides à domicile, « il faudra des T2, des T3, pour ces pièces de vie et les équipements qui vont avec. » Philippe Rosio, PDG du promoteur Inea, qui réalise son chiffre d'affaires majoritairement en région, remarque, lui, une inversion des tendances lourdes :

« Avant, vous veniez travailler à Paris avant de retourner dans votre ville natale pour votre retraite. Aujourd'hui, les jeunes cadres vont dans les métropoles régionales, alors que les populations les plus âgées, qui possèdent plus de pouvoir d'achat, se rendent à Paris. »

Dans ces conditions, les prix vont-ils augmenter, diminuer ou se stabiliser ? D'après la Fabrique de la Cité, ce sera l'un des grands défis de 2030 :

« Si on consacre autant d'argent au logement, c'est qu'on le considère comme un bien supérieur. »

En effet, en moyenne, les Français y investissent 28% de leurs revenus, et même 5% d'entre eux plus de 40% !

Le Pdg de Meilleurs Agents, Sébastien de Lafond, considère qu'à cette échéance, les grands boulevards des métropoles reviendront attractifs du fait de leur décarbonisation:

« Avec l'arrivée de l'électricité, de la piétonnisation et la disparition du moteur à explosion, cela va remodeler la désirabilité. Si vous baissez le nombre de voitures et que vous ajoutez des arbres, vous augmentez l'attractivité. Peut-être même qu'à cet horizon, le périphérique parisien sera couvert ! »

Fort de ses données sur les zones urbaines et les zones rurales, il parie même sur « une revanche » de ces dernières :

« Celles au riche patrimoine ou celles qui préservent la nature offriront une qualité de vie où le télétravail rendra encore plus facile le fait de vivre loin des nuisances urbaines comme la pollution. »

Pour Jean-Marc Torrollion, président de la Fnaim, « 100.000 logements ne trouvent pas preneurs chaque année en France ! En 2030, assistera-t-on à un phénomène massif de démolition/reconstruction ou à une croissance de la population ? La métropolisation va-t-elle entraîner un marché favorable à l'offre ou des non-marchés dans certaines zones ? »

Cet agent immobilier grenoblois parie même sur une croissance de la location au détriment de la vente :

« Quand je peux mettre en moyenne 800 euros par mois, mon pouvoir d'achat est bien supérieur qu'en étant propriétaire. Entre le préavis d'un mois, les simples charges de fonctionnement, l'absence de taxe d'habitation et de la taxe foncière, continuera-t-on à consommer du logement ou conservera-t-on cette appétence d'être propriétaire ? C'est pourquoi il faut un réseau locatif puissant dans les métropoles. »

Tant de défis, mais de nombreuses solutions en train d'être mises en place ! Les secteurs du logement, de l'immobilier et même du BTP s'adaptent déjà et ne cessent de revoir leur processus. Reste à savoir désormais si les collectivités, donneuses d'ordre, suivront ces innovations et sauront les prendre en compte dans leurs plans d'urbanisme et d'habitat.

 LA TRIBUNE - Par César Armand  |  13/03/2018, 6:37

AZUR METROPOLE IMMOBILIER - NICE - ROQUEBRUNE CAP MARTIN - MIPIM CANNES 2018 - AVRIL 2018

AZUR METROPOLE IMMOBILIER - NICE - ROQUEBRUNE CAP MARTIN - FRENCH RIVIERA - CANNES MIPIM 2018- APRIL 2018



Immobilier : les taux d’intérêt devraient rester attractifs en 2018

Selon le Crédit foncier, les taux d’intérêt des crédits immobiliers devraient s’établir en moyenne à 1,65 % en fin d’année. Dans son ensemble, le secteur sera dynamique malgré une montée des prix.

 

L’optimisme reste de mise sur le marché immobilier. Dans le neuf, 419 000 logements ont été mis en chantier en 2017, soit une hausse de 16 % sur un an.

Après une année 2017 « exceptionnelle », 2018 devrait être « dynamique » pour l’immobilier grâce à des taux d’intérêt de crédit toujours attractifs, en dépit d’une montée des prix et d’un recentrage d’aides publiques, ont déclaré, le 31 janvier, les experts du Crédit foncier, une annonce reprise par l’AFP.

« L’année immobilière 2017 a été exceptionnelle sur tous les fronts et 2018 devrait être également une année dynamique, bien qu’en deçà des records enregistrés l’an dernier », a estimé Benoît Catel, directeur général de la filiale du groupe BPCE.

Des taux de crédit immobilier très bas, stabilisés aux alentours de 1,5 % en moyenne fin 2017, et l’efficacité des mesures de soutien public, notamment le Prêt à taux zéro (PTZ) et l’Aide personnalisée au logement (APL) accession qui aident les ménages à devenir propriétaires, ainsi que le dispositif Pinel d’aide à l’investissement locatif ont soutenu le marché.

Hausse de 13 % du volume des crédits immobiliers

« Hors rachats de crédits en cours, les volumes de crédits immobiliers ont augmenté en 2018 de 13 % sur un an et de 48 % en trois ans, à 178 milliards d’euros, et quelque 970 000 logements anciens se sont vendus, soit 30 % de plus que la moyenne de la décennie », a poursuivi M. Catel.

Dans le neuf, 419 000 logements ont été mis en chantier en 2017, soit une hausse de 16 % sur un an, et 130 000 maisons individuelles neuves ont été commercialisées (+ 15 %). En 2018, les taux d’intérêt de crédit devraient rester « attractifs », prédit le Crédit foncier, qui estime qu’ils devraient s’établir à 1,65 % en moyenne en fin d’année.

Lire aussi :   La flambée de l’immobilier creuse les inégalités en Europe

Mais si les faibles taux d’intérêt améliorent le pouvoir d’achat des ménages, celui-ci va pâtir à la fois d’une hausse des prix et d’une diminution des dispositifs de l’Etat. La « quasi-suppression » de l’APL accession et la baisse du PTZ devraient ainsi réduire l’accès à la propriété des ménages modestes.

Vers une baisse des transactions dans l’ancien

Le Crédit foncier prévoit, en outre, une baisse des indicateurs de marché, qui resteront toutefois à des niveaux élevés : le volume de crédits immobiliers distribués par les banques aux particuliers reculerait de 6 %, à 167 milliards d’euros, et les transactions dans l’ancien, de 7 %, à 900 000 ventes, un niveau néanmoins supérieur de 30 % à la moyenne de la décennie.

La filiale de BPCE attend enfin un recul de 5 % des constructions de logements neufs et une hausse des prix dans l’ancien au plan national, à un rythme moindre que l’an dernier, de 2,5 %. Selon le dernier baromètre Crédit foncier-CSA, 80 % des professionnels de l’immobilier se déclarent optimistes pour 2018.

LE MONDE ARGENT | 31.01.2018 à 10h33 • Mis à jour le 31.01.2018 à 10h42 |Par Jérôme Porier
 

AZUR METROPOLE IMMOBILIER - NICE - ROQUEBRUNE CAP MARTIN - CREDIT IMMOBILIER 2018 - AVRIL 2018

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Immobilier 2018 : La FNAIM table sur une hausse des prix de 2 %

2017 est l’année du dynamisme retrouvé et d’une remontée de prix ; 2018 sera tout aussi dynamique mais avec des prix plus sages. L’analyse de la FNAIM.


photo : Fotolia_87779753_Subscription_Monthly_M

Avec presque 1 million de logements vendus en 2017, le marché immobilier hexagonal a enfin retrouvé le dynamisme de 2007. L’engouement retrouvé pour la pierre a engendré une hausse des prix au m² de + 4,2 % entre 2016 et 2017 avec, pour une fois, non pas Paris mais Bordeaux en tête de classement. Logiquement, le pouvoir d’achat recule partout. En 2018, le dynamisme des ventes devrait perdurer, mais la hausse des prix devrait être plus modérée : + 2 % envisagés…

L’activité du marché a décollé : 986 000 ventes en 2017

Après près d’une décennie de morosité, entre 2008 et 2016, le marché retrouve son dynamisme, avec un nombre de ventes global atteignant 986.000 en 2017 (contre 845.000 en 2016).
En l’espace de 3 ans (2015 à 2017), les ventes ont fait un bond de 300.000 unités supplémentaires dans l’année, soit une progression de 42 % (48 % en Île-de-France et 41 % en province). Sur 10 ans, la progression s’établit à 22 % sur la France entière et à 13 % et 24 % en Île-de-France et en province.
Toutes les régions ont profité de cette embellie du nombre de ventes, avec évidemment des disparités entre départements. Par exemple, si l’on a constaté, entre 2016 et 2017, + 23 % de ventes supplémentaires en Indre-et-Loire, celles-ci n’ont progressé « que » de 8 % dans les Ardennes.
Il est à noter que les 10 départements les plus actifs du territoire concentrent à eux seuls 41,4 % du montant total des ventes. Il s’agit de Paris, les Hauts-de-Seine, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, la Gironde, le Rhône, les Yvelines, le Var, le Nord et le Val-de-Marne.
Le taux de rotation (nombre de ventes par rapport au marché existant) a ainsi retrouvé son niveau du début des années 2000, soit 2,8 %… à comparer avec le taux de 1,8 % observé en 2009. Sans grande surprise, les taux de rotation les plus élevés se trouvent sur les façades de la Méditerranée et de l’Atlantique, ainsi qu’en Île-de-France.

Tout comme le prix : +4,2% en moyenne en 2017

Le dynamisme des ventes s’est accompagné d’une hausse des prix au m², entre 2016 et 2017, de 4,2 % (+ 1,5 % en 2016 par rapport à 2015), impliquant un prix moyen de vente au m², en France, de 2.550 €. Rappelons que les prévisions FNAIM annoncées en janvier 2017 faisaient état d’une hausse prévue entre 2 % et 5 %.
Les prix des appartements ont grimpé plus vite que ceux des maisons : + 4,9 % (3.385 € / m²) au lieu de + 3,7 % (2.143 € / m²) pour l’habitat individuel. À noter que la tendance s’est inversée par rapport à l’an dernier.
L’Île-de-France est la région qui a enregistré le plus fort taux de hausse en un an : + 5 % (4.276 € / m²), alors que la province affiche une courbe de + 3,9 % (2.188 € / m²). La différence avec les chiffres de l’an dernier est spectaculaire : en 2016, la hausse n’avait atteint que + 2,1 % en Île-de-France (soit plus du double cette année) et + 1,3 % en province.
Bordeaux est la ville où les prix ont le plus augmenté : + 7,7 %. Paris arrive en deuxième position avec + 6,5 % ; le prix de vente au m² passant à 9.228 € dans la capitale.
L’évolution dans les autres grandes capitales régionales est de + 5,3 % à Lyon + 4,3 % à Nantes, + 3,9 % à Toulouse, + 3,8 % à Lille, + 3,3 % à Rouen, + 3 % à Rennes, + 2 % à Strasbourg, + 1,5 % à Marseille, + 1,2 % à Ajaccio. À Orléans, les prix n’ont pas évolué (+ 0,1 %) tandis qu’à Dijon, ils reculent même de 1%. Cette hausse est toutefois à relativiser si l’on inclut l’inflation. En effet, avec cette dernière, seule l’Ile-de-France sort en positif : la hausse en prix constants atteint + 10,5 % en 10 ans et + 1,5 % en 5 ans. En province, les prix en euros constants ont reculé de 3 % en 10 ans et de 1,7 % en 5 ans.

Conséquence de la hausse des prix, le pouvoir d’achat immobilier recule

Cette hausse des prix a logiquement provoqué un recul du pouvoir d’achat immobilier. Ainsi, dans le cadre de l’hypothèse de l’achat d’un logement de 60 m² à l’aide d’un emprunt sur 20 ans, le pouvoir d’achat recule de 5,1 m² à Bordeaux, de 4,5 m² à Paris, de 3,9 m² à Lyon, de 3,3 m² à Nantes, de 3,1 m² à Lille et à Toulouse, de 2,8 m² à Rouen, de 2,6 m² à Rennes, de 2,1 m² à Strasbourg, de 1,8 m² à Marseille, de 1,6 m² à Ajaccio et reste relativement stable à Dijon et Orléans.

Les crédits ont été souscrits en masse

Acheter à crédit est évidemment le choix numéro un des acquéreurs. La montée des ventes a donc engendré une forte croissance de la production de crédits : 250 milliards d’euros de crédits (hors renégociations) ont été accordés (sur 12 mois) à fin octobre 2017, soit plus du double de la production de 2016. À noter que 29 % des crédits à l’habitat (hors rachats) ont été souscrits par des primo-accédants.

Perspectives 2018

Cette année, le marché devrait rester dynamique, et les prix s’assagir. La courbe de ces derniers pourrait ainsi ne croître « que » de 2 %…

FNAIM | 18.01.2018

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