Partager sur

Isoler son logement permet de le vendre plus cher


Publié le 22 novembre 2019

Isoler son logement permet de le vendre plus cher

Le gain varie fortement en fonction de la région et du type de logement qui bénéficie d’une isolation.

 

Les logements classés A dépensent moins de 50 kWh/m2/an alors que les bâtiments dont l’étiquette est G ont une consommation supérieure à 450 kWh/m2/an. luca de polo/Panther Media / GraphicObsession

Martine V, qui habite en Avignon, souhaite vendre sa maison dans quelques mois. « Mais notre maison est ancienne, il y fait froid en hiver et chaud en été. Si j’isole les combles dès maintenant, vais-je pouvoir obtenir un meilleur prix ? », se demande cette Avignonnaise. Les notaires de France qui examinent chaque année la « valeur verte » des logements estiment qu’en moyenne les maisons de classe F et G, c’est-à-dire les moins isolées, sont vendues de 6 % à 19 % moins cher que les maisons de classe D. A l’inverse, les maisons de classe A-B sont vendues de 5 % à 11 % plus cher.

Rappelons que ces lettres, qui vont de A à G, permettent de classer les logements selon leurs dépenses énergétiques. Les logements classés A dépensent moins de 50 kWh/m2/an alors que les bâtiments dont l’étiquette est G ont une consommation supérieure à 450 kWh/m2/an. Le propriétaire d’un logement F ou G s’acquitte fréquemment d’une facture de chauffage comprise entre 3 000 et 4 000 euros par an, contre 500 euros pour un logement classé A.

 

Les propriétaires des logements ont connaissance du classement de leur logement à l’occasion d’une transaction par le biais du diagnostic de performance énergétique (DPE). Sur toutes les ventes réalisées en 2018, les notaires estiment que les meilleures étiquettes (A-B et C) ont représenté 25 % des ventes, contre 39 % pour les moins bonnes étiquettes (E-F-G).

« En réalisant des travaux qui permettent de diminuer d’une lettre le diagnostic de performance énergétique, le propriétaire voit la valeur de son bien augmenter de quelques milliers d’euros surtout si les travaux permettent en même temps d’en améliorer l’esthétique », estime Benoit Dulac, dirigeant des Eco-Isolateurs.

Mais cette somme dépend des régions. En Ile-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes, en région Sud (Provence-Alpes-Côte d’Azur), les maisons mal isolées se vendent 6 % de moins qu’une maison de classe D. En Nouvelle Aquitaine, en Bourgogne-Franche-Comté, dans le Grand-Est, Bretagne-Pays de la Loire, il faut compter de 11 % à 19 % de valeur en moins.

L’étiquette énergétique est sans influence à Paris

La Nouvelle-Aquitaine est la région la plus impactée par l’étiquette énergétique. Mais s’il s’agit d’un appartement, la situation est différente. « Dans Paris, l’étiquette énergétique n’exerce aucune influence significative sur le prix de vente », explique-t-on au Conseil supérieur du notariat.

Dans un marché immobilier tendu, les acheteurs parisiens se focalisent sur d’autres critères que celui de la consommation énergétique, comme le quartier, l’exposition ou encore la surface. Dans les autres régions, l’impact est également très limité pour les appartements sauf en Nouvelle-Aquitaine où les logements mal isolés se vendent 8 % moins chers.

Si faire des travaux d’isolation est bon pour l’environnement et rend le logement plus confortable, il n’est donc pas toujours intéressant de les réaliser avant de mettre en vente sauf si ces derniers sont très peu chers. « Les ménages modestes qui bénéficient de subventions importantes notamment pour l’isolation des combles, des planchers situés au-dessus d’un sous-sol ou d’un vide sanitaire ont tout intérêt à réaliser les travaux. Cela réduira leur facture de chauffage facilement même pour peu de temps », pense Benoît Dulac.

Pour des travaux plus lourds, le jeu n’en vaut pas toujours la chandelle. Une isolation de la façade par l’extérieur revient à 20 000 euros pour une maison de 80 m2 datant des années 1970. Dans le cas de cette maison vendue 140 000 euros et située en Auvergne-Rhône-Alpes par exemple, le changement d’étiquette résultant des travaux n’apportera qu’une plus-value de 8 400 euros. Dans ce cas, le projet est trop onéreux pour être intéressant. A l’inverse, en Nouvelle-Aquitaine, pour une maison vendue au même prix, la plus-value peut se monter à 26 600 euros.

Avant de se lancer dans l’isolation, il faut donc calculer le bénéfice possible par rapport à la dépense engagée. Et si le résultat est défavorable au propriétaire vendeur, il sera préférable de laisser l’acquéreur voir quels travaux il souhaite entreprendre.

LE MONDE - Nathalie Coulaud - Publié le 06 novembre 2019 à 06h00

AZUR METROPOLE IMMOBILIER - NICE - ROQUEBRUNE CAP MARTIN - Vendre plus cher - FRENCH RIVIERA REAL ESTATE - Selling your property at higher price

Nos Coordonnées

TRANSACTION

  • 04 89 08 98 70
  • agence@azurmetropole.com
  • 9 Rue Georges ville
    06300 Nice
  • 1 Avenue Winston Churchill
    06190 Roquebrune Cap Martin

GESTION LOCATION

Se connecter

Nos partenaires

Ils nous ont fait confiance