Partager sur

Immobilier d’habitation : la hausse des prix persiste sur les premiers mois de 2020


Publié le 01 juin 2020

Immobilier d’habitation : la hausse des prix persiste sur les premiers mois de 2020

Au niveau de la France entière, le coût moyen du mètre carré a crû de 5 % en douze mois, à fin mars. L’augmentation atteint même 6,8 % pour les appartements franciliens et 8 % pour ceux de Paris.

 

Dans leur bilan de conjoncture immobilière du premier trimestre 2020, les notaires du Grand Paris observent bien une chute brutale du nombre de transactions, de 22 % comparé au premier trimestre 2019, mais elle n’est pas due qu’à la crise sanitaire : « Dès février, les ventes avaient déjà ralenti en raison du mouvement de grève contre la réforme des retraites, commente Thierry Delesalle, notaire à Paris chargé de la conjoncture. Le confinement (…) a achevé de tout bloquer. L’année immobilière 2020 ne comptera que dix mois, et nous devons nous attendre à une baisse de plus de 20 % de l’activité ».

Sur la France entière, l’impact est moins fort puisque l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) recense, sur douze mois glissants, à fin mars 2020, 1,037 million de transactions, contre 1,065 million fin décembre 2019, soit un recul de seulement 2,6 %, atténué par son mode de calcul lissé. « Depuis la fin du confinement, le 11 mai, les visites ont repris, les vendeurs publient des annonces et nos études sont très actives pour acter les compromis et actes de vente “pré-Covid” qui avaient été suspendus », rassure M. Delesalle, qui déplore tout de même 10 à 15 % de promesses de ventes annulées, parfois faute d’obtenir un crédit immobilier.

 

« C’est là notre inquiétude, poursuit-il. Les banques sont beaucoup plus sélectives qu’il y a quelques mois. Elles exigent désormais un apport personnel d’au moins 10 %, ne dépassent plus vingt ans de durée de prêt et veillent à ne jamais endetter le client au-delà de 33 % de ses ressources. Les locataires primo-accédants risquent de faire les frais de ces restrictions. »

La crise sanitaire n’altère pas encore la dynamique des prix, au contraire. Le prix moyen du mètre carré, au niveau de la France entière, s’est ainsi apprécié de 5 % en douze mois, à fin mars 2020, à comparer aux 3,7 % relevés fin décembre 2019. La hausse atteint même 6,8 % pour les appartements franciliens et 8 % pour ceux de Paris, qui propulsent le prix moyen du mètre carré, en fin de premier trimestre, à 10 460 euros, voire, si l’on en croit les avant-contrats déjà signés, à 10 690 euros d’ici à fin juillet.

« Je ne crois pas à une baisse des prix dans la capitale à l’heure où la demande d’appartements est si forte, analyse M. Delesalle. J’anticipe plutôt un rééquilibrage, avec un peu plus d’offres, conséquence de décès, de faillites, de divorces, et un peu moins d’acheteurs. Les acquéreurs feront aussi mieux la distinction entre les biens de qualité et ceux en mauvais état, et l’on ne vendra plus n’importe quoi à n’importe quel prix », espère-t-il. L’agence immobilière Féau, spécialisée dans l’habitation de standing, annonce avoir conclu, entre le 11 et le 15 mai, rien qu’à Paris, 37 accords sur les 42 offres de son catalogue d’alors.

« Vrai mouvement des Parisiens vers les petites villes »

Depuis 2015, le prix du mètre carré parisien a gagné 32,2 %, avec une prime aux quartiers populaires : + 43,3 % dans le secteur de La Chapelle, + 40,6 % dans celui de l’hôpital Saint-Louis (10e arrondissement)… Certaines villes tout aussi populaires de Seine-Saint-Denis suivent le mouvement, comme Montreuil (+ 15,8 % en un an, + 38,6 % depuis 2015), Pantin (+ 31,6 % en cinq ans) ou Saint-Ouen (+ 51,3 % depuis 2015).

Le prix des maisons, lui, ne progresse que de 4 % sur le plan national et de 3,4 % en Ile-de-France, « mais nous constatons une vraie appétence pour les maisons avec jardin, que nourrit la perspective du télétravail et dont les prix dépassent désormais les records atteints en 2011 », souligne Frédéric Labour, notaire à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne). De petites villes retrouvent de l’attrait, comme en témoignent les prix à Fontainebleau (Seine-et-Marne, + 15,7 % en un an) ou Versailles (Yvelines, + 8,4 %).

« Il y a un vrai mouvement des Parisiens vers les petites villes à moins d’une heure de voiture : Compiègne, Marne-la-Vallée, FontainebleauA Chartres, notre adhérent vient de conclure une quinzaine de ventes en quelques jours », se félicite Laurent Vimont, PDG du réseau d’agences immobilières Century 21.

 

Les Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer), qui suivent le marché de la maison de campagne, ces bâtiments agricoles vendus à des non-agriculteurs, observaient, dès 2019, son dynamisme, avec un nombre de ventes en hausse de 14,7 % fin 2019 par rapport à fin 2018, et des prix en augmentation de 1,8 %, à 171 000 euros en moyenne au niveau national, au cours de la même période.

« C’est le plus haut volume de ventes enregistré depuis 2015 et son dynamisme est corrélé à celui de l’immobilier ancien, commente Loïc Jégouzo, ingénieur d’études à la Fédération nationale des Safer. Nous sentons depuis quelques semaines les marques d’un intérêt accru pour ce type de propriétés. » « La reprise du marché immobilier est-elle un feu de paille ou durable ? La réponse sera connue à la rentrée de septembre, lorsque l’on pourra mesurer l’ampleur du chômage et des dégâts économiques », conclut Thierry Delesalle.

LE MONDE - Par Isabelle Rey-Lefebvre Publié le 28 mai 2020 à 16h31 

 

AZUR METROPOLE IMMOBILIER - NICE - ROQUEBRUNE CAP MARTIN - Prix de l'Immobilier - Juin 2020

FRENCH RIVIERA REAL ESTATE - PROPERTY PRICES - JUNE 2020

Nos Coordonnées

TRANSACTION

  • 04 89 08 98 70
  • agence@azurmetropole.com
  • 9 Rue Georges ville
    06300 Nice
  • 1 Avenue Winston Churchill
    06190 Roquebrune Cap Martin

GESTION LOCATION

Se connecter

Nos partenaires

Ils nous ont fait confiance